Vos témoignages
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témoignages cette adresse : 
Depuis notre arrivée en Ardèche, j'ai déjà 4 chats
qui ont disparu en période de chasse. En discutant avec les gens du village, ils m'informent
que les chasseurs du coin n'hésitent pas à tirer sur les chats pour leur bon plaisir. Il y a 2 ans,
un de mes chats agé de 8 mois est arrivé à la maison après 3 jours d'absence en se traînant sur l'arrière train.
Le vétérinaire , apres radiographie, m'a annoncé qu'il était criblé de plombs de chasse
dont un dans la colonne vertébrale, nous avons dû nous résigner a l'euthanasier.
Outre ma peine et celle de mes enfants à rester auprès de lui jusqu'a la dernière minute,
nous vouons depuis ce jour une veritable haine envers les chasseurs. Cette année,
la chasse à débuter le 20 septembre et le jeudi 24 septembre, après avoir entendu tirer
dans les bois environnants, nous avons constaté l'absence de notre petite chatte, Crevette.
Le lundi , elle est arrivée à la maison (nous en déduisons qu'elle s'est trainée pendant 4 jours...,
le véterinaire le confirmera avec l'infecion avancée de la patte) avec une patte arrière
littéralement explosée. Fracture ouverte multi esquilleuse dus à des tirs de plombs
de chasse a moins de 30 mètres du chat, presence de plus de 10 plombs sur la minette
a la radiographie. Le vétérinaire l'a opérée et a mis en place une fenêtre sur la
resine pour que je puisse effectuée des soins journaliers et essayé de sauver sa patte.
Sans résultat, au bout de 15 jours,les tissus des muscles étaient nécrosés et la fracture
non consolidée et le véterinaire a du l'amputer, au plus haut, à la hanche. J'ai contacté
le garde chasse de mon village pour le mettre une nouvelle fois au courant des agissement
des barbares du coin et je suis allée porter plainte à la gendarmerie. Je dois soulignée
que leur soutien me remonte le moral.
Danielle F.
Le 18 octobre 2009
Je vous en fait parvenir un autre aujourd'hui, sur l'attitude délirante de certains de ces messieurs en manque
d'équilibre psychologique.
Cela faisait quelques temps que je n'avais pas fait le tour de ma propriété, aussi, ce matin , je suis partie me promener dans les
prés et les bois et j'ai fait le grand tour en longeant le mur d'enceinte, par le chemin
intérieur qui le jouxte.
A un endroit, le mur avait été détruit par
quelqu'un et pas par un renard ou un chevreuil, mais bien par un de ces malfaisants qui n' a pas toujours compris
que c'était une propriété privée.
Bien entendu, même si nous sommes maintenant au calme, aprés bien des
combats, (courriers proc de la république,
préfet, fédération départementale de ce
"passe-temps", il n'en reste pas moins que des individus trés courageux, s'acharnent
à détruire ce qu'ils peuvent, mais toujours par derrière...
Continuant ma promenade, j'ai remarqué un panneau "propriété privée" criblée de plombs.
Ces pauvres gens, ces grands amoureux de la nature n'ont pas vu ou pas compris que le panneau était suspendu à un arbre d'une quinzaine de centimètre de diamètre et qu'en tirant sur le panneau, ils abîmaient l'arbre. Celui-ci est entamé sur
plus de 3 centimètres, comme si on avait
commencé à le tronçonner.
C'est vraiment super de voir combien ces
individus sans cervelles aiment la nature et la préservent !
Qu'est-ce que l'on ferait sans eux !!!
Cordialement, P. H-G
Le 14 octobre 2009
Je suis allé me promener hier soir aux étangs
de Commelle dans la forêt de Chantilly dans l’Oise. J’y ai découvert qu’une chasse à courre
venait de s’y dérouler en plein brame dans une forêt traversée par des voies à grandes
circulations, autoroute du Nord, N17 etc…
Cette foret est propriété de
l’Institut de France (nos académies) ce qui en dit long sur l’état d’esprit
de nos "élites intellectuelles" et le chemin qui nous reste à parcourir pour
arrêter la barbarie.
Deux chiens courants étaient abandonnés dans la foret par nos élites…
Le maire de Chantilly est notre ministre du budget..
De tout cœur avec vous, Joël P.
Le 23 septembre 2009
Si je tente de me rapprocher de vous,
c'est que outre ma haine contre les chasseurs, je suis éducateur canin dans le
Sud Manche (Basse Normandie) depuis 5 mois et j'ai découvert un monde
d'ignominie en matière d'éducation canine chez les chasseurs de la Manche. En
effet, la plupart de ces "soiffards" que ce soit de Ricard ou de
sang, ignorent tout du comportement canin et n'hésitent pas à acheter des
colliers dits "de dressage" et de les faire porter à leur chiens. Il
faut savoir que ces colliers sont munis de 2 électrodes qui peuvent réagir
jusqu'à 200 mètres, électrocutant le compagnon et aidant ainsi son amour de
maître à se faire obéir.
En tant qu'éducateur canin, j'ai
constaté que les chiens ainsi traités ne sont plus d'aucune utilité car
assimilant bien entendu la chasse à une torture, ils finissent dans le meilleur
des cas dans un chenil ou alors sous les coups de son maître bien aimé ou comme
j'ai entendu : "un coup de 5 à droite, un coup de 4 à gauche"...
Je reste à votre disposition pour
n'importe quoi CONTRE la chasse et en particulier pour la protection des chiens
car figurez vous que même chez "Bardot", on
m'a répondu qu'on ne pouvait rien faire car le collier était en vente libre...
Merci pour eux,
Benoît S.
Savigny Le vieux, 19 janvier 2009
En ce beau samedi matin, je me faisais
un plaisir d'accompagner mon père pour observer les 2 harles piettes (et aussi les fuligules, les chipeaux,
et tout et tout et tout) qui stationnaient depuis quelques jours sur un étang
des ..................
11h15, nous y sommes. Grand soleil,
approche de loup pour ne pas effrayer les oiseaux ; sur la minuscule surface
d'eau libre (à peine qq mètres carrés) encore non
prise par la glace où auraient dû se concentrer tous les oiseaux : RIEN !!!
Puis nous vîmes :
-foulque : 3 abattues sur la glace + une
morte flottant sur l'eau + une dizaine dans la gibecière après vérification
-grèbe huppé (espèce protégée) : 1
abattu sur la glace
-chasseurs fiers de leur boucherie et
essayant de récupérer leurs victimes : 4
-observateurs écoeurés
à qui les chasseurs ont fourni de bien peu convaincantes explications sur ce
massacre : 2
Faits précis et photos ont été transmis
à la LPO.
Franchement, y en a marre…
Samedi 10 janvier 2009
« Titine », un
marcassin pour compagnon de jeux …
Souvenirs du bled algérien, entre 1945
et 1950.
Les propriétaires qui habitaient en
ville, organisaient souvent des battues aux sangliers, dans les forêts
environnant le domaine d’Aïn Zaraguena
que mon père devait gérer pour leur compte. Quelques ouvriers algériens de la
ferme y participaient parfois – mais, ne mangeant pas de porc, ils revendaient
leurs parts de sangliers aux petits européens des villages de la région …
Un jour, – je devais avoir trois ou
quatre ans – , l’un de ces ouvriers rapporta à la
ferme un tout petit marcassin, une femelle, dont la mère avait été abattue. On
la garda à la maison, on la nourrit au biberon, puis avec des soupes et des
pâtées. Elle mangeait de tout ! Je jouais avec elle comme on peut jouer avec un
jeune chien. Nous courions l’un après l’autre dans toute la maison, sautions
sur les lits, grimpions sur le canapé, roulions sous la table, …, et je riais,
je riais ! J’ignore qui lui donna le nom de « Titine
» et pourquoi. Elle aimait aussi suivre mon père quand il allait diriger et
surveiller les ouvriers dans les vignes et ne le quittait pas d’une semelle …
Les mois passèrent. Comme elle avait
beaucoup grandi et grossi, on dut la mettre dans un enclos non loin de la
maison. Nous lui portions, ma mère et moi, pain rassis, épluchures, reliefs de
nos repas, … Elle ne pouvait pas nous voir venir à cause des murs du poulailler
et de l’atelier, mais elle nous entendait, elle nous sentait – et elle
manifestait par ses grognements, qu’elle nous avait reconnus et qu’elle nous
attendait ! Attirée par la forêt, elle se sauvait souvent. Alors Amar, qui nous
servait à la maison, saisissait un poulet et allait le brandir, tout « cocoricotant », à la lisière de la forêt en criant « Titine, Titine ! » Et Titine revenait à grand galop !
Au bout de combien de temps, je
l’ignore, Titine devint adulte, grosse et grasse.
Mais elle restait mon amie, avec laquelle je continuais à jouer dans la cour,
dans le jardin, dans les vignes et les vergers d’orangers ou aux bords de
l’oued El Aneb. Malgré sa masse, particulièrement
imposante pour l’enfant que j’étais, elle ne me fit jamais mal, ne me blessa
jamais, restant toujours avec moi aussi attentive qu’une grande sœur … Mais
jalouse du chien ou du chat qu’elle chassait en fonçant sur eux, quand je les
caressais !
Un matin, sans prévenir, comme à leur
habitude, les propriétaires du domaine arrivèrent de Bône avec des amis, pour
chasser. Alors qu’ils rentraient à la ferme en fin d’après-midi, bredouille et
de mauvaise humeur, leur attention fut attirée par des grognements. C’était Titine bien sûr, qui, pour une raison ou une autre, se
manifestait dans son enclos. Pour son malheur ! Un bon coup de fusil,
pratiquement à bout portant, ne lui laissa aucune chance ! Sous mes yeux, et
sans demander l’avis de mes parents, l’un des joyeux Nemrod venait de tuer mon
amie, ma compagne de jeux ! Ils attachèrent Titine
avec des cordes sur le capot de la Jeep, – sans doute pour impressionner les
populations le long de la route de retour ! – , et
rentrèrent chez eux, en ville, satisfaits de cette belle journée, riant de leur
exploit et sans même nous dire au revoir. Je pleurai longtemps à chaudes
larmes, inconsolable. Aujourd’hui encore, quand je sors la photo jaunie, écornée,
de Titine, de l’album de mon enfance, mes yeux se
voilent.
Les propriétaires firent découper et
traiter Titine par un charcutier de Bône. Pris
peut-être de remords et croyant pouvoir se faire pardonner, ils nous firent
envoyer quelques morceaux qui mirent plusieurs jours pour nous arriver. Avec
les grosses chaleurs, la viande était devenue inconsommable. Mais nous
n’aurions de toute façon pas pu en manger !
Mes parents, simples gérants du domaine,
ne purent pas porter plainte. Que pouvaient-ils faire contre des titres de
propriété, de l’argent, des fusils et du travail ?! On le leur fit comprendre !
Mais je dirai un jour le nom des propriétaires du domaine !
Je n’aime pas la chasse et je n’aime pas
les chasseurs – ça vous étonne ?!
Rémy A.
Aubres, 13-10-2008
Je vous supplie de faire quelque chose:
hier après-midi en plein coeur de notre village un cerf a essayé de sauver sa peau.
Nos habitations donne sur un petit étang appartenant à
la ville de St Léger en Yvelines en
plein coeur de la foret de Rambouillet. Les premières
habitations sont à peu près à 50 m de cet étang et comme tous les samedis nos familles et nos
amies se promènent autour de notre étang qui a été aménagé pour notre détente.
Mais hier nous avons assisté à la mise à
mort d'un cerf.
Des personnes courageuses ont essayé
d'empêcher cette tuerie mais sans résultat.
Le cerf est venu se jeter dans notre étang pensant trouver un refuge. Mais ses seigneurs
de la chasse à cours l'ont regardé se noyer
au milieu de notre étang. Le cerf était traquer par les chiens de la
meute et était épuisé il n'avait plus
aucune chance. L'eau est glacé son agonie a duré trop longtemps
Ces Messieurs de la chasse à courre qui
se prennent pour des seigneurs et nous prennent pour leur
serfs, ainsi que tous leurs rabatteurs sont restés là jusqu'à l'agonie
de ce pauvre cerf.
Au nom de quel droit font-ils cela!!!?
Il est établi dans les archives qu'à la révolution le privilège de la chasse à
cour a été interdit et que même leur soit disant St Hubert a lui-même arrêté de
pratiquer cette tuerie.
Que faut il faire, dites nous ce qu'il
faut faire. Nous savons que cette
barbarie existe dans nos forêts mais quand un cerf n'est plus dans la forêt
mais dans une ville, y a t'il un moyen de dénoncer cette barbarie ?
Il y a 5 ans à peu près je me trouvais
avec deux de mes petits neveux sur le petit pont qui sépare notre étang de la
forêt quand c'est produit la même chose.
J'ai essayé de les empêcher de passer mais deux gendarmes montés des Bréviaires
sont venues sur moi et m'ont prier de m'en aller sans
faire d'histoire. Ils m'ont demander de rentrer chez moi si ce genre de spectacle ne me
plaisait pas et d'arrêter d'ameuter les promeneurs sous peine de représailles à
mon en contre.
Je vous demande de nous répondre très
vite, nous ne voulons plus de cela à Saint Léger en Yvelines.
Sincèrement
Laurence B. et beaucoup des habitants de
notre petit village
NOS AMIS, FOUINES ET RENARDS …
J’apprends à la lecture dans la presse
locale, de comptes-rendus d’assemblées générales d’ACCA, qu’ici « 26 renards
ont été prélevés (sic !) par chasse ou par piégeage »
et que là « l’effort entrepris pour la régulation des nuisibles (re-sic
!) a porté ses fruits », puisque « 16 renards et 6
fouines » ont été éliminés. On ne peut qu’applaudir à ces exploits
extraordinaires, dignes de figurer dans un livre des records !
Mais cela me rappelle surtout une
histoire de renard quand j’étais enfant, il n’y a guère qu’une cinquantaine
d’années. Mon père, agriculteur et
éleveur en Puisaye, entretenait bien sûr aussi un jardin et élevait poules et
lapins. Il constata un matin, qu’un « malfaiteur à 4 pattes », clandestin et
sûrement sans papier, s’était introduit
nuitamment dans le poulailler et avait croqué deux ou trois poules, deux ou
trois lapins et un certain nombre de cobayes. Loin de s’en prendre à ce féroce
prédateur, – était-ce un renard ou le chien de chasse de nos voisins ? – , mon père déclara simplement : « C’est de ma faute, je
n’avais qu’à fermer correctement la porte hier soir ! ». J’aime à croire que
c’est bien un renard qui commit cette nuit-là cet abominable forfait et que,
grâce à nos poules, nos lapins et nos cochons d’Inde, il est l’ancêtre de la
multitude des renardeaux qui, avec plein d’autres animaux sauvages, égayent mes
rêves, faute d’agrémenter la réalité de mes promenades, puisqu’en France,
contrairement à l’Allemagne ou à l’Autriche par exemple, il est de plus en plus
difficile de rencontrer un animal sauvage, au détour d’un chemin.
Mais j’ai sûrement tort : il faut
éliminer radicalement fouines et renards, ces prédateurs, ces nuisibles qui
rendent la vie insupportable aux limaces, escargots, batraciens et reptiles de
tous poils, souris, campagnols, mulots, et autres rats des champs … Un renard
aurait éliminé quelque 10000, – dix
mille ! – , rongeurs dans sa vie qui est bien courte :
un vrai génocide ! Alors oui, il mérite bien la mort ce « serial killer », d’un
bon coup de fusil ou encore mieux dans les souffrances d’un piège, pour lui
apprendre à cet animal !
Rémy GILLET – AUBRES (26)
J'habite dans le Loiret, où je possède
une propriété de 5 ha entourée par des milliers d'ha appartenant à des
chasseurs qui y font du ball trap.
Ils chassent le lundi, le mercredi, le samedi et le dimanche, il est devenu
dangereux de se promener sur les routes. Ce matin, j ai fait faire demi tour à
ma petite fille de 6 ans que j'emmenais faire du vélo sur la route car ils y
avaient des chasseurs dans les champs qui entouraient notre route.
Ici, il y a les familles Lescure
(cocottes Seb), Olafson
(islandais qui a racheté Labeyrie et qui arrive en
hélicoptère pour chasser), Marnier du grand Marnier, d'Harcourt, et tous ces gens là nous polluent la
vie de telle façon que je vends ma maison pour aller dans un coin sans usines à
chasses. Ici, on ne voit que des miradors partout dans les champs, c est
déplorable.
Annie M.
Le vendredi 8 juin, j’ai sorti le chien
appartenant à ma mère vers 21H45.Au bout d’environ 25’de promenade, notre chien
tenu en laisse, et se trouvant même pas deux mètres devant moi, a été abattu
par le tir d’une personne pratiquant la chasse. Quand j’ai entendu les coups de
feu, j’ai tout de suite crié pour me manifester.
La personne à l’origine du tir est alors
venue vers moi, en m’expliquant qu’elle chassait le renard.
Il me semble que cette personne a
téléphoné à la gendarmerie, pour connaître le nom d’un vétérinaire de garde,
mais il était déjà trop tard : le chien étant décédé dans les deux minutes
ayant suivi le tir.
On a alors mis le chien dans le véhicule
du tireur, afin de le ramener à notre domicile.L’auteur
du coup de feu a dès lors laissé ses coordonnées à mon père qui était présent
ce soir là, puis est parti.
Au moment des faits, je me trouvais sur
un chemin de grande fréquentation, à environ 150-200 mètres des premières
habitations de la commune de Dingsheim.
D’après l’individu en question, le coup
de feu aurait été tiré depuis un lieu se trouvant en face de moi, c'est-à-dire
qu’il pointait son arme en direction des habitations.
Je précise que notre chien était
toujours tenu en laisse au moment des promenades, pour éviter qu’il ne se
sauve, en raison de sa jeunesse et de son caractère joueur.
En conséquence,j’ai
décidé de porter plainte contre cette personne,pour
mise en danger de la vie d’autrui (risque immédiat de mort ou d’infirmité ),
ainsi que pour mort involontaire causée à un animal domestique, par violation
manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence.
Laurent D. (Dingsheim)
Nous habitons en Corrèze dans une maison
bien au calme avec 2 hectares de terrain.
Nous avons régulièrement des animaux
tels que cerfs et biches et renards sur le terrain et ne supportons pas que les
chasseurs s'approchent de notre terrain.
Dès qu'il y a des chasseurs nos deux
chiens se mettent à aboyer et nous refusons de les mettre dans la maison pourque les chasseurs puissent chasser. Et s'il y a des
chasseurs et nous voulons passer la tondeuse, nous le faisons, nous sommes chez
nous.
Samedi dernier il y en avait encore
plusieurs dans le bois et sur le chemin au bord de notre terrain. Bien
évidemment nos chiennes montent la garde et aboient, mais ne font pas voir les chasseurs,,elles restent toujours
à côté de la maison près de nous..
Nous avons deux chiennes, une de 10 ans
et une de 4 ans. La chienne de 10ans ne marche presque plus mais Fleur de 4 ans
se promène encore avec mon père, jamais seule.
Elle était malade mercredi, hier elle a
été chez le vétérinaire, elle s'est mis à saigner abandonnement, le véto à
réussi à calmer, on l'a ramenée à la maison, où elle s'est remise à saigner.
Hier soir à 22h30 elle est décédée, empoissonnée part du mort aux rats, selon
le vétérinaire. Le délai d'effet est entre 5 et 10 jours, nous sommes à 90%
sûrs que ce sont les chasseurs qui ont déposé ça sur
notre terrain, comme ils ont déjà crevé les 4 pneus de la voiture, comme ils
ont déjà pointé le fusil sur l'autre chienne en menaçant mon père....
Qu'on règle les choses d'homme à homme
mais qu'on tue le chien ça va trop loin!!!
Elle s'est vidée de son sang tout
doucement dans notre salon, elle avait que 4 ans, n'a jamais fait du mal à
personne, ne quittait jamais le terrain toute seule.
Je voulais vous faire part de cet histoire, nous n'avons aucune preuve mais tout indique
que ça vient des chasseurs qui traînent autour de notre propriété
Je profite de ce dimanche ensoleillé
pour aller courir ; ma fille de 6 ans me suit en vélo sur un petit chemin
bordant un cours d'eau que nous avons l'habitude d'emprunter. Nous nous
retrouvons au milieu de chasseurs tirant de tous côtés. Difficile de faire demi
tour car avec les échos, impossible de les localiser exactement. Puis, dans un
virage, nous nous retrouvons face à eux, quelques mètres nous séparent. Ils
nous voient et se permettent de tirer sur un pauvre oiseau à cinq mètres de
nous. Ils tuent devant un enfant de six ans. Dégouttée, je lui cache les yeux
pour la "préserver" et ils me jettent, en plus : "c'est
dangereux par ici, le dimanche c'est la chasse faut pas courir ici etc ....". Nous nous sommes évidemment disputés.
Furieuse, j'avais besoin de me défouler
et j'ai donc appelé la gendarmerie en expliquant leur agressivité, leur
comportement devant un enfant et la dangerosité. Si ma fille s'était cachée
derrière un buisson pour faire pipi !!!
Les gendarmes ont été très compréhensifs et m'ont promis de venir sur
les lieux mais en m'expliquant que leur action se limiterait à un simple
contrôle.
(...)
Valérie S. (Moidieu,
Isère)
Les chasseurs piégeurs ne méritent que
notre mépris !
Au mois de mars dernier, Jean-Marie et
Anne-Marie Hardouin (dans le 76), adhérents du RAC,
choqués des agissements de piégeurs, réussissent à leur faire avouer devant des
agents de l'ONCFS avoir mis du temik (un poison
interdit) dans plusieurs terriers de renards.
Reçu le 6 avril, à la demande du RAC,
par Madame Béatrice Petit, maire de la commune de Saint Ouen du Breuil, le
couple Hardouin
la prie de signaler ces méfaits au procureur de la République.
Peu de temps après, les piégeurs
suspendent une renarde morte et son petit à la queue coupée au portail de
Jean-Marie et Anne-Marie (nous évoquons ce fait scandaleux dans notre Bulletin
du mois de mai). Puis, dans la nuit du 14 au 15 mai, l'horreur est à son
comble: les massacreurs déposent une renarde ensanglantée et 5 renardeaux devant
la porte de ces sympathiques protecteurs d'animaux. Les renardeaux avaient la
tête éclatée, probablement contre un poteau ou un arbre.
France 3 local en a fait un reportage le
15 mai, et nous suivons cette lamentable affaire avec l'ASPAS. Le piégeage est hélas légal en France, mais
nous voulons faire changer ces lois aussi cruelles que stupides. Nous agissons
aussi pour faire retirer de la liste noire les animaux qui sont désignés comme nuisibles. Ces animaux paient
de leur souffrances et de leur mort le simple fait de
s'en prendre au gibier des chasseurs !!! Rappelons que la notion de nuisible
n'a strictement aucun sens dans la nature.
La famille Hardouin a tout notre soutien. Nous lui disons courage
et que ces ignobles persécuteurs soient poursuivis et punis.
... voici ce que je pense :
- dans ma jeunesse, au Sénégal, j'ai
chassé, seul, à la carabine 6 mm et fait, sans regrets, une hécatombe de
tourterelles.
- Ayant intégré une mère-patrie
quasiment inconnue, il m'a fallu m'adapter à d'autres modes de vie. Mise à part
cette mutation, la chasse m'est devenue insupportable.
Les raisons ?
- Invité à une chasse au furet en
Normandie, j'ai assisté au massacre des lapins de garenne pourchassés par ce
putois pendant que les chasseurs sportifs attendaient, le fusil prêt à tirer, à
chaque sortie du terrier. J'ai juré depuis de ne plus me servir d'un fusil.
- Il se trouve que des personnes de ma
famille participent à des chasses à courre, ces battues où l'animal n'a aucun
espoir de s'en sortir vivant. Est-ce du sport ? L'animal a-t-il sa chance ?
- Ayant fui Paris, je suis allé du Loir
et Cher à l'Ille et Vilaine. Il paraît que les chasseurs, avec leur permis de
tuer, régulent les populations animales. Comment expliquer que les bêtes,
empoisonnées, chassées et pourchassées, avec de moins en moins de refuges
compte tenu d'une agriculture intensive, deviennent de plus en plus rares ?
Chasser, c'est ne pas voir, ne pas
regarder, ne pas respecter la faune, ne pas savoir admirer l'oeil d'un chevreuil, la beauté d'un monde que l'on
dépeuple, et à nos dépends...
Chasser, est-ce déclarer la guerre et
tirer quelques 20 coups de feu en 3 minutes ?
Chasser, est-ce tirer avec des
cartouches ou des balles en dépit des chemins de randonnée ?
Chasser, malgré le règlement les
panneaux, est-ce pénétrer sur les propriétés privées de moins d'un hectare et
tirer à moins de 150 m des habitations ?
Chasser, est-ce tuer les nuisibles -
lesquels -, paraît-il, et en toute saison ?
Dérèglement climatique, désertification,
bravo les lobbies ! Félicitations aux chasses réservées dans certains châteaux
aux politiques qui, assis sur leurs pliants, se font
rabattre des faisans d'élevage.
Si vous ne respectez pas la nature,
Messieurs, pensez-vous seulement à la planète que nous laisserons à nos enfants
?
Avez-vous vu "Soleil vert" ?
Ou, selon la loi du talion, "Les chasses du comte Zaroff" ?
Chasseurs, il paraît que nous sommes
tous frères. Oui, mais pas du même lit !
Philippe de L.
ex-enseignant, écrivain,
utopiste.
Cessez le feu dans nos campagnes !
19/02/2007 - Hier, un jeune homme a été
touché en pleine tête par une balle perdue à Péaule
dans le pays de Questembert en Bretagne.
Ce grave incident doit faire réfléchir
sur le danger et la pertinence de laisser des rambos
du dimanche et autre excités de la gâchette s'adonner librement à leur passion
morbide.
Les témoignages de balles perdues se
multiplient. A titre d'exemple, mon véhicule a été déjà touché à trois reprises
ces dernières années : au niveau de Lorient sur la voie rapide où j'avais pu
apercevoir peu avant deux hommes au bord d'un fossé (il s'en était fallu de peu
pour que je perde le contrôle du véhicule, un impact sur le pare-brise en plein
milieu du champ de vision) ; à Tonnay-Charente en pleine chasse au gibier
d'eau, un groupe de chasseurs apparemment hilares aux abords d'un marais visait
délibérément les véhicules (un camping-car arrivant en face a failli quitter la
route ; impacts sur les véhicules, notamment sur le pare-brise de ma voiture)
et à Vannes au lieu dit Tohannic, en limite
d'agglomération urbaine.
On entend ou lit de plus en plus un
discours de promotion de la chasse dans lequel il est laissé croire à une
prolifération des animaux sauvages, ce fameux "gibier", à croire que
certains ne voient que de la viande sur pattes pour contenter leur estomac.
Cette propagande est mensongère car si la surface des friches augmente, les
développements de zones habitées resserrent considérablement les espaces
naturels qui se trouvent par ce biais isolés les uns des autres. En outre, il
existe des moyens beaucoup plus scientifiques de protection et de régulation
des espèces. Pour cela, la nature n'a d'ailleurs pas attendu l'homme, simple
maillon des chaînes alimentaires.
La chasse n'est plus une nécessité
vitale mais un moyen pour certains d'assouvir des pulsions destructrices,
supprimons-là.
Bertrand D. (membre du RAC)
21/01/2007 - J’habite un village de
seine et marne, en période de chasse, tous les dimanches des troupeaux entiers
de chasseurs envahissent les bois et les champs, en 4x4 ou en Quad, pour
pratiquer leur "sport" favoris.
Dimanche dernier, en début d’après midi
(moment ou ils rentrent chez eux), je vais faire un tour en vtt avec mes
enfants. Dans le bas d’un chemin, j’aperçois un animal, en m’approchant je vois
un marcassin d’environ 25Kg qui était truffé de plomb, il tenait encore debout,
mais avec une cuisse blessée et la moitié du visage arraché (sans doute par une
volée de plomb).
Face à ce spectacle, j’ai éprouvé un
profond dégout, car la dégradation de cet animal prouve qu’il ne devait pas
être loin du fusil, autant dire que même si c’est la mère qui était visée, le
chasseur à forcement vu qu’il y avait un petit, et vu l’état dans lequel il
était, il n’a pas dû courir bien vite pour se sauver.
Nicolas L.
23/12/2006 - Lettre de Gilles B. à
Monsieur le Président du Comité de Chasse, Le Village 07310 St Martial
Monsieur le Président,
Pour la seconde fois les membres de
votre comité font parler d’eux au Hameau de Ribalasse,
et cette fois ci dans l’horreur...
En effet, le jeudi 21 décembre 2006 un
chevreuil a semble t-il été mal tiré, peut être blessé, l’animal est venu se
réfugier dans le hameau et là, horreur de l’horreur, le chien le poursuivant,
s’est acharné sur lui et lui a dévoré les pattes avant alors qu’il était
vivant…
Et comme si cela ne suffisait pas dans
le registre de la barbarie, lorsque les chasseurs sont arrivés sur place pour
achever l’animal, le coup de fusil qui aurait du lui être fatal et mettre fin à
ses horribles souffrances n’attint pas
son but et ce n’est qu’en l’étouffant avec le pied que la bête trépassa, enfin…
Fin de la tuerie… Non, pas tout à fait; un chevreuil doit être sans doute trop
lourd, parce que pour l’amener jusqu’au véhicule on le traîne au sol en
laissant une traînée de sang tout au long du parcours…
Monsieur le Président, ce genre de
comportement est pour moi indigne d’un être humain, je le qualifie même de
torture animale… Je n’étais déjà pas favorable à la chasse de guerre, mais je
m’en accommodais tant que faire se peut…
Vous comprendrez donc aisément que ce
nouvel épisode sanguinaire va m’obliger à me positionner définitivement contre
et mettre en place ce qui va avec…
Le hameau de Ribalasse
est un havre de paix ou la sérénité et le bien être du vivant règnent, il est
hors de question qu’il soit perturbé par de tels agissements barbares
irrespectueux du règne animal…
Recevez Monsieur le Président, mes
salutations écœurées…
C/C: Monsieur le Garde Chasse
Monsieur le Maire Maurice Faure
Monsieur le Préfet de l’Ardèche
Monsieur le Président du Conseil Général
Pascal Terrasse
Monsieur le Député de la Circonscription
Pascal Terrasse
Association ROC
Association Anti-Chasse
L’Hebdo de l’Ardèche
Le Dauphiné
02/12/2006 - Je viens de m'installer
dans les Landes où la nature me remplie de joie. Chevreuils, faisans, évoluent
tranquillement sauf ... en période de chasse. Alors là RAZ LE BOL de l'esprit
chasseur.
J'ai vécu de longues années en Afrique,
très jeune j'ai appris à connaître la nature, à chasser, mais après avoir pisté
longuement l'animal désigné. On chassait pour tuer, certes mais la traque
parfois nous faisait revenir bredouilles et dans le cas contraire, on donnait
la bête tuée aux villageois.
Mais lorsque je vois les chasseurs
actuels je bondis et je gueule sans me cacher derrière un pseudo. Messieurs les
Landais et Bordelais vous êtes des tueurs ! Depuis quand faut il se servir de
véhicule pour se faire déposer sur les postes lors d'une battue ? Depuis quand
faut il venir vous chercher à fond les moteurs pour vous conduire en vitesse
sur un endroit parce que l'animal part dans la direction opposée à celle où
vous étiez ? Depuis quand on fait une battue le matin et on la réitère l'après
midi sur le même territoire ? Vous avez une notion du respect de la nature qui
sort du commun ! Retranché derrière des raisons peu valables vous poursuivez du
matin au soir et du soir au matin. Quant au taux d'abattage que vous avez fixé
concernant les chevreuils et les sangliers ... j'ai beau ouvrir grand les yeux
le plaisir que j'ai a apercevoir un chevreuil est
rare.
Chasseurs .????
En attirant les palombes avec de la nourriture ? Vous avez parlé chasse ? j'appelle ça tuerie ! et puis vos
palombes ne sont rien d'autres que des pigeons ramiers mieux des pigeons
voyageurs retournés à l'état sauvage. Ils n'ont de palombes que leur nom
emprunté dans le langage italien ce qui leur vaut de finir dans les assiettes
des touristes parce qu'ignorant l'appartenance réelle de cet animal. Rendons au
Pigeon Ramier sa réelle appellation et il échappera plus facilement à la
casserole.
Merci de votre attention et je vais
m'inscrire en tant que membre à la RAC j'aime la chasse mais celle où on laisse
à l'animal toutes les chances pour ne pas être pris. J'aime la chasse comme un
prédateur peut partir en quête de sa nourriture, avec un fort pourcentage de
revenir bredouille. Mais cette chasse là je déteste et je me joins à vos
actions.
Bien à vous
Paola Alquié
Une balade au Colombier
Les chasseurs, au cours de mes
nombreuses balades avec mes chiens, j’en ai rencontré plus d’un. C’est drôle,
entre eux et moi, il passe de façon immédiate, irréfléchie, irrémédiable,
quelque chose qui ressemble fort à de la défiance, pire encore, à une sorte de
haine instinctive et irrépressible. Je le sens chez moi, je le sens aussi chez
eux. Ils ne me pardonnent pas de parcourir la campagne sans fusil, avec des
chiens qui, probablement, vont fouiller les fourrés à la recherche de quelque
bestiole qu’ils se feraient un plaisir de boulotter (ce à quoi je ne les
encourage pas du tout et qui me déplaît foncièrement chez eux, mais bon…), des
chiens qui, du coup, deviennent leurs concurrents directs et sont susceptibles
d’aller se servir dans leur stock de lapins, de faisans, de renards, voire
pire, et les priver ainsi de l’intense bonheur d’en tuer un de plus. Moi je ne
supporte pas leur sotte arrogance, leur brutalité manifeste.
Or hier, je me trouvais, en compagnie
d’un pote de promenade, sur des chemins au-dessus de la ville. J’étais
accompagnée de Zazie, quatre ans, sauvageonne croisée beauceron-malinois et
autre chose peut-être encore, et de Loukoum, même âge, chasseur bon teint sauf
que s’il veut chasser c’est sans moi. En conséquence ses tentatives sont assez
rapidement avortées. Mon compagnon, lui, avait amené Caouète,
une gentille griffonne un peu bâtarde, ancienne chienne de chasseur, sans
doute, puisqu’elle semble goûter fort les plaisirs de la traque jusqu’à
disparaître (ça lui est arrivé un certain nombre de fois) deux ou trois heures
dans les bois.
Avec ce copain-là, nous avons coutume,
chaque fois que c’est possible, de nous retrouver tôt le matin, avec notre
ménagerie respective et de partir pour une heure ou deux de marche solide en
pleine campagne. L’expérience nous a appris que, sous peine de voir nos chiens
partir comme des pétards un soir de 14 juillet à la poursuite d’une proie non
identifiée et à propos de laquelle pour ma part je me fais à chaque fois que
cela arrive un souci monstre, nous devons de préférence éviter les endroits
trop giboyeux, trop peuplés par de sympathiques mammifères de toutes tailles
qui n’ont probablement qu’une seule envie, c’est qu’on leur foute la paix.
Or, ce matin-là, nous avons pris un gros
risque. Nous sommes retournés dans un coin fort joli et sauvage, mais habité
par des colonies de chevreuils, de sangliers, qui laissent derrière eux après
leur passage, semble-t-il, un parfum tellement irrésistible qu’il a sur nos
braves limiers un effet fulgurant. Dès que leur truffe croise la moindre odeur
émanant des hôtes du bois, ils partent comme un pet sur une toile cirée en
direction d’un diable-vauvert dont nous n’avons bien entendu pas l’adresse,
celle-ci de toute façon étant sans cesse remise en question.
Pendant un ou deux kilomètres, nous
avons réussi à contenir l’ardeur aventureuse de nos compagnons quadrupèdes.
Mais vint le moment fatal où l’un d’eux (je ne sais pas lequel est responsable)
est parti, suivi de très près par les deux autres qui ne voulaient pas laisser
passer une bonne occasion de rigoler un peu.
Au bout de quelques minutes, Zazie était
de retour, talonnée par Loukoum. Quant à Caouète,
elle avait manifestement décidé de prolonger sa quête, et manquait à l’appel.
C’est là que, alors que nous gueulions
son nom à pleins poumons en espérant que notre appel monterait à l’assaut de la
colline empêtrée d’arbres énormes et de ronces, nous avons vu arriver un
marcheur tout de vert kaki vêtu, qui tenait une longe au bout de laquelle se
trouvait un beau chien de chasse, plutôt maigre et fort sympathique. L’homme,
la mine bougonne, le front bas, ne nous salua pas. Je m’étais mise à caresser
son chien qui s’était approché de moi. Alors, il l’a tiré violemment vers lui.
La pauvre bête, qui ne doit pas recevoir trop souvent des câlins, a bien dû
obtempérer. Moi, dans ces cas-là, j’ai des envies de meurtre (je n’ai jamais
prétendu être parfaite !). J’avais flairé le chasseur, sans doute possible. Je
les sens comme un loup sent sa proie, comme un lapin son prédateur. Mon
aversion décuple mes facultés intuitives. Je ne m’étais pas trompée.
L’homme était un peu plus haut sur le
chemin lorsque nous avons entendu aboyer. Francis a reconnu la voix de Caouète. J’avais attaché Loukoum, pour éviter qu’il ne se
sauve à nouveau, mais Zazie a profité de sa liberté pour partir rejoindre
l’aboyeuse et peut-être lui prêter patte forte, au cas où…
L’homme, à ce moment-là, a fait
demi-tour et est revenu vers nous. Arrivé à notre hauteur, il nous a fait
remarquer, sans la moindre aménité, que nos chiens étaient « en action de
chasse », ce qui semblait fort le contrarier. Qu’ils n’en avaient pas le droit,
que pour chasser, il fallait un permis, et que, pour avoir ce permis, il
fallait payer… Que de surcroît, nous devions les attacher… Pensez donc, on
était en pleine cambrousse, et on était là justement parce que c’est le genre
de lieu où nous pouvons enfin laisser tomber les laisses, les chaînes, et
penser à ce qu’était la planète avant… Avant que les cons ne se soient
multipliés jusqu’à envahir de leur connerie même l’air qu’on respire. J’ai fait
remarquer à cet insupportable abruti que si nos chiens chassaient, eux au moins
n’avaient pas de fusil. J’ai ravalé les noms d’oiseau qui me venaient
spontanément aux lèvres, ne voulant pas envenimer une situation déjà salement
compromise. Francis, lui, ne disait rien. Sur la chasse, comme sur des tas
d’autres sujets du même tonneau, nous ne sommes pas vraiment d’accord. C’est
que dans sa famille, à laquelle il tient beaucoup, on est paysan, chasseur,
éleveur, un brin franchouillard. Il m’a reproché, alors que nous avions tout de
même abordé le sujet, d’être un interlocuteur impossible. Bien sûr. C’est vrai,
je le reconnais, il y a des thèmes à propos desquels, pour moi, rien n’est
négociable. La chasse, les chasseurs, en font partie. Cette pratique à mon sens
est une aberration, un symptôme pervers.
Il n’était pas trop sûr de lui, mais le
seul argument qu’il a trouvé pour justifier la chasse, c’était que, chez
l’homme, cela correspond à une nature profonde de prédateur. « C’est dans nos
gènes », me disait-il. Je lui ai répondu que la polygamie, l’inceste, le
cannibalisme et autres joyeusetés étaient aussi dans nos gènes. Que la
civilisation, précisément, allait dans le sens inverse de cette « nature »,
qu’elle tendait à nous éloigner de la barbarie. Qu’elle nous dirigeait vers
toujours plus de maîtrise, plus de douceur, plus de compassion. Enfin, c’est ce
qu’on dit.
J’ignore si cela l’a convaincu. Je ne
crois pas. Chaque jour qui passe, je mesure un peu plus la profondeur du fossé
qui me sépare des autres, enfin de la plupart des autres. Mais peut-être
qu’avoir tort aujourd’hui, c’est avoir raison demain (version optimiste). Quant
à la version pessimiste, je préfère la garder pour moi.
Le faisan et l'ouverture
C'était en Août, j'eus le plaisir de
découvrir un jour un superbe faisan de Colchide mâle ,
accompagné de son « harem » de femelles
: un lâcher venait d'être effectué en vue de l'ouverture de la chasse.
Ce petit groupe se promenait près de
chez moi. On le voyait traverser la route entre le bois et les champs, matin et
soir, à peu près au même endroit à chaque fois. Chacun pouvait donc en déduire
son lieu d'habitat… Il lui était même arrivé de venir explorer mon potager !
Vint le jour funeste de l'ouverture.
Je fus réveillé par un coup de feu
proche, très proche… en tout cas beaucoup trop proche des habitations, (moins de 150 mètres )
pour avoir été tiré à partir d'un territoire de chasse agréé !
Pour le chasseur, cela n'avait pas été
plus difficile qu'à un enfant partant chercher des œufs dans un jardin un matin
de Pâques !
Et dire que certains osent appeler ce
massacre un « sport » !! ??
Qu'elles sont loin, dans ce cas, les
valeurs de l'Olympisme !!
Denis (Haute Garonne)
P.S.
Qui va à la chasse perd sa grâce.
30/09/2005 - Ma pouliche de 2 ans qui
est grise et fait environ 1.55m (difficile de ne pas la voir!) a pris un coup
de fusil dans la partie basse de la tête vers la bouche, a priori aucun organe
vital n'est touché mais les soins seront très difficiles à faire et il y a
risque d'infection, des plombs ont traversé, certains se sont logés dans la
langue. L'auteur ne s'est bien sûr pas manifesté, il devait être proche de la
jument car il y a une forte concentration de plombs.
L'agriculteur qui a la garde de la
jument doit porter plainte et je vais faire la même chose. Deux sociétés de
chasse peuvent être en cause l'une d'elles comportent trois adhérents.
Savez-vous m'indiquer quels sont mes recours et les démarches à engager et
quelles sont mes chances? Je vous remercie par avance. Pour l'instant je me
suis surtout consacrée aux soins à apporter à la pouliche, j'attends une 2eme
visite du vétérinaire. Cette affaire ne sera pas étouffée, j'aimerais néanmoins
que l'on retrouve l'auteur car il s'agit d'un réel danger.
Pour l'instant la gendarmerie est
prévenue, des agents sont passés constater les blessures et ont demandé
effectivement le certificat que m'avait proposé le vétérinaire, ils ont aussi
alerté une des 2 sociétés de chasse dont le président est passé (il a estimé
que l'auteur se trouvait à moins de 50m).
28/09/2005 - Acte de cruauté contre un
étalon par des fanatiques de la chasse à courre
Un projet sportif équestre en forêt de
Chantilly gênait les visées d'un Maître d'équipage, sur un terrain
hypothétiquement constructible. Valoroso, un étalon
de haute école, fait les frais du conflit, et il est blessé, tiré dans son box
dans l'écurie face au Domaine de Chantilly, par des inconnus, dans la nuit, un
seul plomb dans chaque genou, ces deux plombs ont instantanément cautérisé la
plaie par brûlure et le poil d'hiver a masqué toute trace. Un trou indétectable
de prime abord mais dramatique par ses conséquences : le cheval, dans un état
d'inquiétude et d'agitation extrême, s'est effondré sur ses deux antérieurs en
extension au passage au trot le lendemain matin. Fi des constats des
vétérinaires, fi de l'expertise balistique, fi de la contre expertise
vétérinaire. Les auteurs, assurés de la plus totale impunité par un Parquet de
Senlis sourd, aveugle et muet aux 22 plaintes déposées entre 1996 et 2005, se
sont livrés à la casse et vol de voiture, aux violations répétées de domicile,
aux fractures répétées du portail, aux actes de vandalisme sur les biens mobiliers
et immobiliers, au harcèlement téléphonique et par fax, aux intimidations et
menaces de mort, à la quasi-destruction de l'équipement informatique. La
plainte, réduite à un simple « acte de cruauté envers un animal apprivoisé »
alors qu'il s'agit d'une tentative d'assassinat, la Juge d'instruction du
Parquet de Senlis a prononcé un non-lieu le 13/06/2001 au bénéfice de
l'équipage de chasse à courre Les Trois Forêts dont certains membres ont été
formellement mis en cause dans l'affaire. Il ne fait pas bon oser s'affronter à
la chasse a courre, Bruno Cardon le sait bien.
19/09/2005 - Ouverture de la chasse dans
l'Allier
Je suis une adhérente du RAC à Vicq (03) Suite à l'ouverture de la chasse dans l'Allier,
j'ai vécu un WE de déprime et d'horreur, car j'habite à la campagne, au beau
milieu d'une réserve ACCA et toute la journée, résonnaient les coups de feux de
partout.
Mes animaux (j'ai recueilli 5 chats et 2
lapins Géant des Flandres sauvés) étaient terrorisés et moi aussi, nous nous
sommes terrés dans la maison. Chaque coup de fusil "me transperçait"
et j'étais obsédée par la pensée de tous ces animaux qui n'ont aucune chance de
s'en sortir et qui vivent l'effroi et la terreur : les champs sont fauchés, les
forêts ne sont guère boisées par ici, tout est plat et mis à nu... mais où
peuvent-ils se cacher les pauvres ? nulle part!... nul
endroit où se mettre à l'abri et où avoir ne serait-ce qu'une toute petite
chance de sauver leur vie.
C'est horrible, les chasseurs sont
PARTOUT: sur les routes, y'a des panneaux "Attention, ralentissez! chasse en cours", dans les champs, on les voit avec
leurs gilets fluos, au bord des chemins communaux...
Impossible pour les gens d'aller se promener et prendre l'air le WE, alors que
la semaine ils travaillent... mais que suis-je venue faire ici, entourée
d'assassins, moi qui suis extrêmement sensible à la souffrance des animaux... (jusque dans la boulangerie, il y a le "pain des
chasseurs"! c'est un cauchemar!).
Voilà, juste pour vous décrire un peu la
sinistre région qu'est l'Allier en cette saison, hélàs,
et pour vous envoyer ces 2 articles "accidents mortels" (qui me font
au moins un peu plaisir... surtout celui du cerf!).
Merci pour ce que vous faites et
surtout, continuez, ne baissez jamais les bras, nous devons sensibiliser la
population et nous révolter contre ce lobby de barbares!
Témoignage de ce mois d’août 2005 de la
part de Bertrand de Vannes :
C'est la deuxième fois que je reçois des
plombs de chasse dans le pare-brise de mon véhicule. Mardi dernier, deux plombs
ont atteint le pare-brise de ma voiture aux alentours de Tonnay-Charente (17),
le second a tout simplement fait un trou dans le verre. Je me souviens avoir vu
il y a quelques années la fenêtre d'un train, dans lequel je me trouvais, voler
en éclat par des plombs de chasse alors que nous dépassions un groupe de
chasseurs amassés dans un champ à proximité de la voie ferrée. Or, il y avait
une jeune personne qui dormait la tête contre la fenêtre... (qui
par chance n'a pas été blessée).
Extrait du procès-verbal - plainte de la
famille Chopiné - Vosges - Août 2005
Le mercredi 9 février 2005, notre fille
et notre filleule âgées de 14 ans se trouvaient sur un chemin proche de notre
maison et promenaient en laisse notre chien et deux chatons de 4 mois (harnais
pour les chatons).Elles ont été cernées par la meute de chiens de chasse à
courre de M. NAUDIN. Les chiens s'en sont pris à l'un des chatons allant
jusqu'à l' arracher par les pattes des mains levées de
notre fille. Malgré les efforts de notre chien et des fillettes pour repousser
ces assaillants, ces chiens ont dévoré le chaton sous les yeux des filles qui
sont rentrées en état de choc.
Monsieur Gilles Naudin féru de chasse à
courre habite la commune proche CHAUMOUSSEY 88390. Les chiens étaient hors du
contrôle des chasseurs et dispersés pour certains dans des propriétés voisines.
Témoignages des voisins. Certains chiens se sont aussi attaqué
à la baguette de pain qu'un voisin tenait sous son bras.
Choquée, notre fille doit consulter un
psychologue sur conseil de notre médecin.
Les gendarmes ont jugé le chemin
emprunté par les enfants tout à fait adapté à une promenade avec des animaux
domestiques tenus en laisse. Rien ne pouvait laisser prévoir une telle
rencontre surtout hors période de chasse.
Il n'y a, d'ailleurs, pas eu de
déclaration en mairie pour cette chasse à courre du mercredi 9 février 2005!
Un cavalier agressé par un chasseur,
Juillet 2005
Je suis de l'Aisne; je suis en procédure
judiciaire depuis la dernière saison de chasse ayant subi des agressions de la
part d'un chasseur. Je suis cavalier, ce n'est pas drôle de se faire tirer
dessus! Je ne suis pas le seul à être dans ce cas dans mon village, le pire de
l'histoire est que le maire ne fait absolument rien, juste des représailles
envers nous pour qu'on ne dénonce pas les pratiques de chasse douteuses.
Ni le préfet, ni le procureur, ni quelque
autorité que ce soit ne se sont manifestés, c'est un sujet qui fâche! Même pas
les gardes fédéraux.
Je vous remercie de vous intéresser à
nos problèmes.
Ex habitant de St Crépin aux Bois, nous
avons vécu la même histoire
il y a quelques années, le cerf a été
tué derrière l'école, à 17 heures, tous les enfants étant dehors, le courrier
picard, prévenu, a fait un article "sanglant" et de notre mon côté,
j'ai fait signer une pétition (80% des habitants) demandant l'interdiction de
la chasse dans le village, la pétition a été dérobée mais heureusement j'avais
un double.
Bonjour,
Permettez moi de
frapper aussi à votre porte, pour une sombre histoire de chasse à courre qui
s'est déroulée le 08 février 2005 dans les Côtes d'Armor. Je vis à
proximité du canal de Nantes à Brest, lieu de promenade qui appartient à l'Etat
et est classé en réserve de chasse approuvée (tout acte de chasse interdit)
Depuis quelques temps des chasses à courre empruntent le chemin de halage qui
longe ce canal la plupart du temps le mardi et parfois le samedi. Surgissent
tout à coup sur le chemin de halage un cerf affolé, suivi d'une cinquantaine de
grands chiens hurlants et de chasseurs et la chasse continue sur le halage!
Scène pour le moins pertubante, dans un lieu de calme
et de nature préservée où co-circulent en bonne
intelligence piétons, cavaliers, cyclistes, poussettes... Mais le huit février
dernier les choses sont allées beaucoup plus loin. Vers 17h30 la chasse à
courre une fois de plus se déroulait sur le canal de Nantes à Brest,
l'intensité sonore des aboiements de la meute était énorme, le cerf tentait de
fuir en montant les bois qui longent le canal mais la meute guidée par les cors
des meneurs n'avait de cesse de le ramener sur le halage. Le cerf pour échapper
aux chiens a plongé dans le canal. Quelques minutes plus tard à notre grande
surprise car nous étions très loin de la route (1,8km d'un côté; 1km de l'autre
et le chemin est fermé par des barrières fixes) a surgit une embarcation sur
laquelle avait pris place deux chasseurs. Ils se sont rapprochés du cerf et lui
ont asséné des grands coups de rames sur la tête ( Nous
nous éloignons de l'art et de l'élégance de la grande vénerie ... c'est de la
cruauté et de la brutalité gratuite). Indignés nous sommes allés téléphoner à
la gendarmerie du canton. A notre retour les chasseurs ont acculé le cerf
contre une berge, l'ont égorgé et lui ont ensuite immergé la tête sous l'eau en
appuyant sur ses bois. Lorsque les gendarmes sont arrivés le cerf avait été
hissé hors de l'eau et son cadavre reposait sur le halage. Nous détenons des
photos d'un précédent passage de l'équipage sur le canal de Nantes à Brest
(janvier 2005) Nous avons réussi à faire un bon battage médiatique page
Bretagne des deux principaux quotidiens, AFP, France 2 journal du midi. Mais
maintenant c'est le doute nous avons interpellé le président du conseil
général, le préfet, la DDE, le députée. et pour l'instant chacun se renvoie la balle disant qu'ils
ne sont pas habilités pour porter plainte, et pour cause le maître d'équipage
de ce fameux rallye armor est responsable gros gibier
à la fédération dép de chasse et son père est
lieutenant de louveterie sur le département. En tant que témoin (face à cette
chasse seule avec mon bébé en poussette) j'ai porté plainte à la gendarmerie...
une plainte qui sans doute n'aboutira pas.
L'année dernière, ici, dans les Yvelines
s'est produit la même scène au milieu d'enfants
puisqu'il s'agissait d'un terrain de jeu avec une mare. La chasse à courre
venait encore de traverser le parc du château où nous travaillons mon mari et
moi. Malgré l'intervention de notre gérante afin de gracier le cerf, ils ont
fini leur besogne "tel des chiens enragés" à la sortie du village....
La dernière fois que j'ai eu affaire avec eux, je me suis rendue compte que
j'avais tellement de haine, tellement de dégoût que j'en arrivais facilement à
ne plus contrôler mes réactions et la pensée m'a traverser de leur sauter
dessus. C'est la raison pour laquelle je fais déplacer mon mari désormais dès
que j'entends ou vois quoique ce soit. Je comprends tout à fait votre réaction
Bruno cardon. Il est fort de constater que chaque année des personnes sont
tuées par les chasseurs et j'entends parler d'actes involontaires ; si vous,
vous êtes en infraction appelons leurs actes par le terme exact : un meurtre !
Ayant vécu la même chose au mois de
janvier à Vieux Moulin, je suis de tout cœur avec vous.
La violence de ces gens appelle la
violence et si je ne suis pas comme vous convoquée au tribunal, je le dois
simplement au hasard car ma colère devant cette barbarie et l'incorrection des
chasseurs aurait pu me conduire à des actes de révoltes violents.
Je suis persuadée que vous avez eu
raison de vous interposer car dans une civilisation comme la notre, il est
inadmissible que quelques individus au nom de leur simple plaisir puissent
ainsi imposer, avec arrogance et mépris, dans des lieux publics des scènes
aussi violentes et cruelles.
Mes enfants, qui se trouvaient dans mon
jardin, ont été très perturbés par ce qui est arrivé devant chez nous, le cri
de mise à mort, les aboiements des chiens perturbent encore leur sommeil. Quand
une chasse a lieu, ils refusent de sortir de la maison.
Si on code les émissions de télé afin de
permettre aux parents de choisir des programmes sans violence, comment peut-on
accepter que des violences gratuites se déroulent ainsi aux yeux de tous.
J'habite une région ou la chasse à
courre est largement pratiquée sans aucune considération pour la sécurité des
personnes.
Cette catégorie de chasseurs s'arroge le
droit de gêner la vie des autres et de nous mettre en danger! Risque de heurter
un cerf en voiture alors que l'été on ne les voit pas, ils restent dans les
sous-bois, en période de chasse, ils viennent se réfugier dans les villages et
traversent les routes à cause des traquages
incessants !