Si tu savais
Ce qu’il
faudra que tu endures,
Jamais à la
vie tu ne sourirais !
Si tu savais
Ce que Saint
Hubert abjure,
En dieu tu
ne croirais !
Si tu savais
Comme la
mort s’accroche à l’automne de ta ramure,
Tes bois tu
les renierais !
Si tu savais
Que la
langue pantelante !
Ils vont
t’en faire baver !
Si tu savais
Que dans une
asphyxie déchirante
Tu agoniras
plèvre déchirée !
Si tu savais
Pauvre hère
que pour un « cerf vidé »
Ils en ont
toujours « trophée » !
La vie, ta
fuite !
La vie te
quitte !
De larmes de
sang en larmes de sang,
Tu l’aimes
toujours !
Mais
d’autres en ont décidé autrement.
La vie, ta
fuite !
La vie te
quitte !
De larmes de
sang en larmes de sang,
Tu l’aimes
toujours !
Mais
d’autres, en ont décédé pour toi.
Si tu
voyais
La longueur
de la dague,
Ton sang se
glacerait !
Si tu savais
Comme la
douleur se targue,
D’en avoir
tant d’autres comme toi suppliciés !
Si tu les
voyais*s’enivrer dans le champagne
De ce
massacre* la tête tu t’arracherais !
Si tu savais
Comme tu vas
la regretter ?
Ta livrée de
neige mouchetée !
Si tu savais
Comme tu vas
le détester ?
L’automne
des boutons* (mort doré)
Comme tu vas
être soulagé !
Quant tout
sera terminé,
La tête
inclinée sur la mousse de ta dernière reposée*
Tête
paumée* (cerf de Compiègne)