La forêt ne
brame plus,
La ramure de
ses bois elle a perdu !
La forêt ne
renarde plus,
La rousseur
de l’automne l’a perdue !
Ni les
taillis, ni les brumes ne la préservent plus,
De ce cor au
pied, ce champignon des vanités.
La forêt
drame de plus en plus !
Et la forêt
se tue !
Quand le
veneur se fait ciguë !
D’un empire
de morgues imbues.
Personne ne
n’émeut plus de l’insouciance
De celle qui
à l’hymen s’évertue.
Le viol de
ses abattures est ange déchu,
Et la forêt
se tue !
La forêt se
déharde de ses oripeaux
Pour se
vêtir de hardes à vau-l’eau.
Et ses
venaisons* ne sont plus de saison.
La forêt
devient bréhaigne*,
Faonnée*
d’incertitude,
Aux
ancestrales traditions féodales
Des
mauvaises habitudes.
La forêt se
tue !
Malade elle
regagne la chambre*
De sa
dernière reposée*.
Mesdames,
messieurs, les boutons* dorés
Ostraciser
n’est pas gracier !
A la venue
des coquecigrues vous serez payés !
Et la forêt
s’est tue !
Allons-nous
en faons de la fratrie !
Qu’un sang
impur n’abreuve plus,
Les sillons,
les faux-fuyants,
Les coulées
qui nous absentent.
Allons-nous
en faons de la fratrie !
Les jours
d’amour, gloire et beauté sont terminés.
Vaine est la
vénerie
Qui saigne
les veines de nos rires passés !
Manants !
Ribaudes !
La forêt ne
musarde plus !
La forêt
s’est tue et….. ?
Faon-Faon
(faon de Compiègne)