Corrida et hallali
Il n’y a pas de mots pour dire
Ce que ressent le sable chaud
Dans les « olé » cris et délires
De foule et aficionados
Il n’y a pas de mots pour dire
A l’heure où paissent les troupeaux
Ce qu’un taureau peut ressentir
Devant l’assassin le bourreau
Jetez vos armes toreros
Brisez vos épées matadors
Ne portez plus altiers et haut
Vos muletas vos habits d’or
Dansez biguine et boléro
Valse tango sardane encore
Que paso doble et flamenco
Oublient le temps des matadors
Il n’y a pas de mots pour dire
Ce que peut pleurer la forêt
Ce que l’automne se déchire
Quand vaincu le cerf est défait
Il n’y a pas de mots pour dire
Ce que l’oiseau voudrait chanter
Le temps des amours et des rires
Quand l’hallali vient à sonner
Jetez vos masques prédateurs
Foulez vos titres de noblesse
Abolissez toutes horreurs
Resplendissez comme jeunesse
Jetez vos masques usurpateurs
Ne tenez plus vaines promesses
Soyez nobles d’esprit de coeur
Que pures enfin soient vos ivresses
Jetez vos masques jetez vos armes
Brisez vos épées vos couteaux
Jetez vos masques jetez vos armes
Chasseurs piqueurs et toreros
Jetez vos masques jetez vos armes
Pierre Champion
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