Quand tu
viendras me chercher en ma reposée*,
Toi le fou
« hallier* » et tes amis peu « futaie* ».
Saches que
mors doré ne rend pas cheval meilleur,
De même que
« boutons* » dorés ne font pas d’un vaurien
Un seigneur.
Ou bien
alors si, si saigneur s’écrit ainsi !
Quand tu
viendras chez moi,
Car la forêt
ne t’appartient pas !
Et que d’une
vigueur décédée
Je ne
pourrai pas empêcher les chiens d’aboyer,
Ni le
menteur de mentir.
Pour mener
cette meute tu n’as pas ton pareil,
Mais c’est
un peu facile,
Car ventres
affamés n’ont point d’oreilles.
Quand tu
viendras me faire la courre !
Et qu’en mon
quant à soi,
Mon sang
maculera tes gants de soie.
Ne prends
pas de grands « hères »*,
De toi à moi
je suis le mieux coiffé.
Saches que
ton monde n’est qu’abus et vanités,
Et qui comme
toi méprise la vie
Est maître
de celle d’autrui.
Quand tu
viendras aux abords de ma « chambre* » !
Sans y être
invité ni le bienvenu.
Qu’en
grandes pompes !
Et aux noms
des traditions séculaires,
Tu mèneras
la danse de mort.
Toi qui
comme tes chiens est chaud* de gueule,
Ne juges pas
l’arbre à l’écorce.
Et sache
avant de me faire prendre la hotte*,
Que croire
au Père Noël est une « in-cerf-titude ».
Quand tu
viendras me forcer* !
Dans
d’abiotiques tenderies pour finir ta sale besogne,
Sois « con-sans-cieux »,
ça c’est ta nature !
Et qu’aux
écholalies de l’hallali*
Même si je
suis endêvé des cieux,
Au massacre*
de ma nature,
Je te
tirerai la langue car ne n’aime pas ta sale trogne.
Tête
noire (cerf de Chambord)