D'un chasseur repenti, à qui nous souhaitons la bienvenue dans ces pages...
Un jour que je chassais , je vis un vanneau
Qui volait dans le ciel,
bien haut.
Il était si haut que je lui tirai mes deux
cartouches,
En vain!
Je recharge le fusil et je
m'applique.
La troisième fut la bonne.
Le vanneau tomba en
vrille,
Dans un grand bruit de vent.
Léone le
ramassa.
La chasse était fermée depuis quelques minutes
Et nous
avions tout remballé.
Dans l'auto sommes allés pour
rentrer.
L'oiseau était vivant, probablement assommé.
Elle se
mit à le caresser dans ses deux bras serré.
Elle me dit arrête-toi, ce
que je fis,
Dans un petit chemin entre deux champs.
Ses caresses
finirent de ranimer le vanneau
Qui, d'un saut de pattes et d'un coup
d'ailes,
S'envola par la vitre ouverte en poussant un cri,
Comme
pour dire merci (à qui?).
Ce jour là, j'ai commencé à me poser
des questions
Sur mon loisir préféré.
Des réponses vinrent, mais
beaucoup plus tard!
Yvon B.
Je
vous supplie de faire quelque chose: hier après-midi en plein coeur
de notre village un cerf a essayé de sauver sa peau. Nos habitations
donne sur un petit étang appartenant à la ville de St Léger en
Yvelines en plein coeur de la foret de Rambouillet. Les premières
habitations sont à peu près à 50 m de cet étang et comme tous les
samedis nos familles et nos amies se promènent autour de notre étang
qui a été aménagé pour notre détente.
Mais hier nous avons assisté à la mise à mort d'un cerf.
Des personnes courageuses ont essayé d'empêcher cette tuerie mais
sans résultat.
Le cerf est venu se jeter dans notre étang pensant trouver un
refuge. Mais ses seigneurs de la chasse à cours l'ont regardé
se noyer au milieu de notre étang. Le cerf était traquer par les
chiens de la meute et était épuisé il n'avait plus aucune chance.
L'eau est glacé son agonie a duré trop longtemps
Ces Messieurs de la chasse à courre qui se prennent pour des
seigneurs et nous prennent pour leur serfs, ainsi que tous leurs
rabatteurs sont restés là jusqu'à l'agonie de ce pauvre cerf.
Au nom de quel droit font-ils cela!!!? Il est établi dans les
archives qu'à la révolution le privilège de la chasse à cour a été
interdit et que même leur soit disant St Hubert a lui-même arrêté
de pratiquer cette tuerie.
Que faut il faire, dites nous ce qu'il faut faire. Nous savons que
cette barbarie existe dans nos forêts mais quand un cerf n'est plus
dans la forêt mais dans une ville, y a t'il un moyen de dénoncer
cette barbarie ?
Il y a 5 ans à peu près je me trouvais avec deux de mes petits
neveux sur le petit pont qui sépare notre étang de la forêt quand
c'est produit la même chose. J'ai essayé de les empêcher de passer
mais deux gendarmes montés des Bréviaires sont venues sur moi et
m'ont prier de m'en aller sans faire d'histoire. Ils m'ont demander
de rentrer chez moi si ce genre de spectacle ne me plaisait pas et
d'arrêter d'ameuter les promeneurs sous peine de représailles à mon
encontre.
Je vous demande de nous répondre très vite, nous ne voulons plus de
cela à Saint Léger en Yvelines.
Sincèrement
Laurence B. et beaucoup des habitants de notre petit village



NOS AMIS, FOUINES ET RENARDS …
J’apprends
à la lecture dans la presse locale, de comptes-rendus
d’assemblées générales d’ACCA,
qu’ici « 26 renards ont été
prélevés (sic !) par chasse ou par
piégeage » et que là
« l’effort entrepris pour la régulation
des nuisibles (re-sic !) a porté ses fruits »,
puisque « 16 renards et 6 fouines » ont
été éliminés. On ne peut qu’applaudir
à ces exploits extraordinaires, dignes de figurer dans un livre
des records !
Mais cela me rappelle
surtout une histoire de renard quand j’étais enfant, il n’y a guère
qu’une cinquantaine d’années. Mon père, agriculteur et éleveur en
Puisaye, entretenait bien sûr aussi un jardin et élevait poules et
lapins. Il constata un matin, qu’un « malfaiteur à 4 pattes »,
clandestin et sûrement sans papier, s’était introduit nuitamment
dans le poulailler et avait croqué deux ou trois poules, deux ou
trois lapins et un certain nombre de cobayes. Loin de s’en prendre à
ce féroce prédateur, –
était-ce un renard ou le chien de chasse de nos voisins ?
– , mon père déclara
simplement : « C’est de ma faute, je n’avais qu’à fermer
correctement la porte hier soir ! ». J’aime à croire que c’est bien
un renard qui commit cette nuit-là cet abominable forfait et que,
grâce à nos poules, nos lapins et nos cochons d’Inde, il est
l’ancêtre de la multitude des renardeaux qui, avec plein d’autres
animaux sauvages, égayent mes rêves, faute d’agrémenter la réalité
de mes promenades, puisqu’en France, contrairement à l’Allemagne ou
à l’Autriche par exemple, il est de plus en plus difficile de
rencontrer un animal sauvage, au détour d’un chemin.
Mais j’ai sûrement tort :
il faut éliminer radicalement fouines et renards, ces prédateurs,
ces nuisibles qui rendent la vie insupportable aux limaces,
escargots, batraciens et reptiles de tous poils, souris, campagnols,
mulots, et autres rats des champs … Un renard aurait éliminé
quelque 10000, – dix
mille ! – , rongeurs
dans sa vie qui est bien courte : un vrai génocide ! Alors oui, il
mérite bien la mort ce « serial killer », d’un bon coup de fusil ou
encore mieux dans les souffrances d’un piège, pour lui apprendre à
cet animal !
Rémy GILLET –
AUBRES (26)
J'habite dans le Loiret, où je possède une propriété de
5 ha entourée par des milliers d'ha appartenant à des chasseurs qui
y font du ball trap. Ils chassent le lundi, le mercredi, le samedi
et le dimanche, il est devenu dangereux de se promener sur les
routes. Ce matin, j ai fait faire demi tour à ma petite fille de 6
ans que j'emmenais faire du vélo sur la route car ils y avaient des
chasseurs dans les champs qui entouraient notre route.
Ici, il y a les familles Lescure (cocottes Seb), Olafson (islandais
qui a racheté Labeyrie et qui arrive en hélicoptère pour chasser),
Marnier du grand Marnier, d'Harcourt, et tous ces gens là nous
polluent la vie de telle façon que je vends ma maison pour aller
dans un coin sans usines à chasses. Ici, on ne voit que des miradors
partout dans les champs, c est déplorable.
Annie M.
Le vendredi 8 juin, j’ai sorti le chien
appartenant à ma mère vers 21H45.Au bout d’environ 25’de promenade,
notre chien tenu en laisse, et se trouvant même pas deux mètres
devant moi, a été abattu par le tir d’une personne pratiquant la
chasse. Quand j’ai entendu les coups de feu, j’ai tout de suite crié
pour me manifester.
La personne à l’origine du tir est alors venue
vers moi, en m’expliquant qu’elle chassait le renard.
Il me semble que cette personne a
téléphoné à la gendarmerie, pour
connaître le nom d’un vétérinaire de garde,
mais il était déjà trop tard : le chien
étant décédé dans les deux minutes ayant
suivi le tir.
On a alors mis le chien dans le véhicule du
tireur, afin de le ramener à notre domicile.L’auteur du coup de feu
a dès lors laissé ses coordonnées à mon père qui était présent ce
soir là, puis est parti.
Au moment des faits, je me trouvais sur un
chemin de grande fréquentation, à environ 150-200 mètres des
premières habitations de la commune de Dingsheim.
D’après l’individu en question, le coup de feu
aurait été tiré depuis un lieu se trouvant en face de moi,
c'est-à-dire qu’il pointait son arme en direction des habitations.
Je précise que notre chien était toujours tenu
en laisse au moment des promenades, pour éviter qu’il ne se sauve,
en raison de sa jeunesse et de son caractère joueur.
En conséquence,j’ai décidé de porter plainte
contre cette personne,pour mise en danger de la vie d’autrui (risque
immédiat de mort ou d’infirmité ), ainsi que pour mort involontaire
causée à un animal domestique, par violation manifestement délibérée
d’une obligation de sécurité ou de prudence.
Laurent D. (Dingsheim)


Lire la lettre de protestation du RAC auprès du préfet de l'Alsace
et du Bas-Rhin