Les espèces suivantes sont classées dans la catégorie des "nuisibles" :
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Belette (retirée en 2001, remis en 2002 par le gouvernement Raffarin)
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Renard
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Fouine
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Lapin de garenne
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Martre (retirée en 2001, remis en 2002 par le gouvernement Raffarin)
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Putois (retiré en 2001, remis en 2002 par le gouvernement Raffarin)
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Ragondin
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Rat musqué
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Raton laveur
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Sanglier
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Vison d'Amérique
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Chien Viverrin
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Corbeau freux
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Corneille noire
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Pie
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Etourneau
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Geai
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Pigeon ramier
Ce classement autorise,
si le préfet le décide, leur destruction, par piégeage notamment.
Comme toujours avec le monde de la chasse, les chiffres sont rares. Voici
néanmoins ceux du piégeage pour 2006/2007 dans le Puy-de-Dome (chiffres
du CDCFS 63) :
Renards : 6000 tués dont 25 % pris sous terre et 20 % piégés. Les
chasseurs défendent les troupeaux de moutons, les renards prélevant quelques
agneaux ! Les chasseurs ont refusé que l'espèce ne soit plus déclarée nuisible
sur les zones à campagnols!
Fouines : 560 tuées, dont 78 % piégées.
Martres : 1960 tuées, dont 71 % piégées,
Belettes (non nuisibles): 80 tuées à la chasse et 60 piégées et
relâchées!
Putois (non nuisibles) : 65 tués à la chasse et 130 piégés et relâchés.
Freux : 2000 dont 27 % piégés
Corneilles : 1350 dont 36 % piégées,
Pies : 5570 (un sacré chiffre!) dont 69 % piégées
Etourneaux : 1200 dont 19 % piégés.
Il y a eu près de 500 rats musqués pris dont 54 % piégés et 1750 ragondins, dont
62 % piégés. A noter que la Bromadiuolone est maintenant interdite pour ces 2
espèces et que le tir à l'arc est recommandé !
La notion de nuisibles n'a aucun sens dans la nature:
toutes les espèces, en particulier les prédateurs, participent à l'équilibre des
écosystèmes. Ainsi le renard est capable de
poursuivre les campagnols jusque dans leurs terriers. La martre, le putois, la
fouine, la belette jouent un rôle important dans la limitations des populations
de rongeurs, qui représentent environ 80% de leurs proies. La fouine, qui à l'époque romaine était adoptée par les humains pour capturer les souris et dératiser les habitations, est un prédateur opportuniste qui exploite les catégories alimentaires les plus abondantes. Elle est l'un des seuls carnivores à s'attaquer au surmulot mais aussi au rat d'égout. La fouine partage ce rôle avec le putois qui est également un des rares prédateurs à défier avec succès le rat musqué »
Alors pourquoi cette mise au ban de la Nature ? Dans le cas
de certains prédateurs (renard, belette, martre, putois, ...), la réponse est
dans ce qui suit, vu sur chassepassion.net :
"Pour le chasseur, le renard est un destructeur de
gibier et de volaille, donc un ennemi que l'on cherche à anéantir par tous les
moyens."
Les chasseurs considèrent tout simplement ces prédateurs
comme des concurrents, ce qui est non seulement faux (le
renard se nourrit surtout de mulots, de campagnols, de souris, mais aussi de
grenouilles, d'insectes - de bousiers principalement -, d'écrevisses,
d'escargots, voire de charognes. Il adjoint à ce menu des oeufs, des oiseaux,
des fruits et, lorsque l'occasion se présente, des pièces de gibier), mais aussi
parfaitement grotesque: en effet, ces "nuisibles" s'attaquent principalement aux
animaux d'élevage - qui n'ont aucune idée de ce qu'est un prédateur - que les
chasseurs ont eux-mêmes relâchés dans la nature (voir la page
lâchers) !
Les chasseurs considèrent nuisibles des animaux sauvages
dont ils ne font que favoriser la présence par les lâchers d'animaux.
Résultat : "sans piégeage, pas de petit gibier pour les
chasseurs" (ce sont les piégeurs qui le disent...)
Les nuisibles sont éliminés principalement par piégeage.
- les pièges
Les pièges autorisés sont classés en six catégories:
Catégorie 1 - Boites à fauves et tous pièges à contention dans un espace clos (peuvent être placés en tous lieux. L'utilisation d'appelants vivants des espèces recherchées est autorisé)
Catégorie 2 - Pièges déclenchés par pression sur une palette, ou autre système de détente (les pièges à mâchoires visant à capturer l'animal par un membre sont interdits) (ne peuvent être tendus à moins de 200 mètres des habitations des tiers et à moins de 50 mètres des routes et chemins ouverts au public. Les pièges à ouf ne peuvent être tendus que la nuit)
Catégorie 3 - Collets munis d'un arrêtoir (autorisation préfectorale ; la vérification doit se faire au plus tard dans les deux heures qui suivent le lever du soleil. Utilisé pour le renard)
Catégorie 4 - Pièges à lacets visant à capturer l'animal par une partie de son corps sans le tuer (la vérification doit se faire au plus tard dans les deux heures qui suivent le lever du soleil)
Catégorie 5 - Pièges rustiques dits "assommoirs" (autorisation préfectorale pour utilisation dans le département)
Catégorie 6 - Pièges entraînant la mort de l'animal par noyade.
Les pièges à loutre, pièges à poteau, pièges à mâchoires placés sur poteau, pièges à feu ou batterie d'armes à feu sont interdits.
La mise à mort des animaux capturés doit intervenir immédiatement et sans souffrance .
Les animaux non nuisibles capturés doivent être relâchés. Dans quel état ?
- le piégeur
Pas de permis de chasser, pas d'âge minimum requis.
Pour l'utilisation des pièges de catégories 2, 3, 4, 5 et 6, le piégeur doit recevoir l'agrément de son département, une formation de 16 heures non sanctionnée par examen.
Les pièges doivent être visités au moins tous les matins, certains dans les deux heures qui suivent le lever du soleil.
Obligations spécifiques à la catégorie de piège utilisé.
Les piégeurs agréés doivent tenir un relevé quotidien de leurs prises sur le registre côté et paraphé par le maire de la commune où ils sont domiciliés et adresser avant le 1 er Septembre le bilan de leurs prises pour la campagne de destruction qui s'achève le 30 Juin chaque année.
- le titulaire du droit de destruction
Il doit établir une déclaration préalable au piégeage visée par le maire (faite en 4 exemplaires, un exemplaire doit être affiché en mairie) et signaler de manière apparente sur les chemins et voies d'accès, les zones où seront tenus les pièges.
Tous les "nuisibles" ne sont pas des prédateurs -
au sens de carnivores. Le sanglier par exemple peut être la cause de
dégâts aux cultures, et il faut bien sûr d'une part éviter ces
dégâts, d'autre les compenser financièrement. Est-il pour autant
nécessaire de les tuer ? Non ! Dans le cas du sanglier,
l'utilisation de barrières électriques autour des champs a prouvé
son efficacité. De plus, mettons-nous à la place d'un sanglier qui,
où qu'il aille, est chassé : sans refuge où il puisse se sentir en
sécurité, il ne perdra rien à aller se nourrir dans un champ. Tandis
que si la forêt était pour lui un endroit sûr, il réfléchirais à
deux fois avant de s'aventurer en terrain découvert...
Pour finir, une petite réflexion: quand on a la
technologie qui a produit les pièges décrits ci-dessus ou bien des
carabines qui portent à trois kilomètres, n'est-on pas capable de
protéger son poulailler ou son champ ?
A méditer...
Pour tout savoir sur les nuisibles, ne manquez
pas notre livret qui leur est consacré :
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