Depuis 1998, l'O.N.C.F.S. conduit une enquête sur les accidents de chasse. Les informations
sont transmises par les services départementaux
de l'O.N.C.F.S.
95 % (221 pour 99/00) des accidents interviennent en action de chasse, le reste se produisant lors d'opérations diverses (nettoyage d'armes, braconnage, etc.). Parmi ces accidents, 86 % concernent les chasseurs ou les accompagnateurs et 14 % impliquent les non chasseurs.
Dans 75 % des cas, c'est la chasse en groupe (dont la battue aux sangliers) qui est incriminée avec 142 accidents sur 190.
Ces chiffres ci-dessous n'incluent pas les décès
survenus longtemps après l'accident : ils ne sont comptabilisés que comme
"blessures", dont le nombre est environ 10 fois supérieur à celui des
décès (soit autour de 250 par an).
Ne sont pas inclus non plus les accidents domestiques
causés par une arme de chasse, dont l'actualité est remplie (
voir
par exemple).
Les conséquences de cette
insécurité dans nos campagnes vont bien au delà de ces chiffres : ce sont
des millions d'usagers pacifiques de la nature (promeneurs, VTTistes,
randonneurs, joggeurs, etc) qui ne vont pas en forêt de peur d'être
victime d'une balle perdue (ou pas...). Ce sont aussi de nombreuses
activités touristiques, par exemple les chambres d'hôtes à la campagne,
qui sont pénalisées en période de chasse, celle-ci faisant fuir les
clients.